Bruno Bayen

Elève

Fabienne Pascaud / Télérama - février 2017

Les bonheurs d'écriture d'Elève croisent, comme dans les spectacles qu'imaginait Bayen, des mystères indéchiffrables. Ce livre a leur rare parfum.

Sébastien Lapaque / Le Figaro littéraire - février 2017

Livre après livre durant trois décennies d'écriture, Bruno Bayen s'est attaché à manifester un univers intérieur d'une infinie délicatesse. Sa voix majeure s'est perdue dans les bruits de son siècle sans qu'on s'en aperçoive - ou presque.

Christine Lechapt / PAGE des libraires - février 2017

Si on savait que certaines odeurs peuvent nous ramener à des moments précis de notre enfance, il y a des mots et des expressions qui ont également ce pouvoir et c'est à ce voyage que Bruno Bayen nous convie avec bonheur. Ce n'est pas seulement dans les souvenirs de Juste que vous allez vous plonger, mais également dans les vôtres. Ruez-vous à toute berzingue sur ce magnifique roman. Et merci à Bruno Bayen pour ce tendre retour en enfance.

Michael Collins

Des souvenirs américains

La Petite Revue - février 2017

A travers ces destins individuels, Michael Collins nous raconte l'Amérique du 20e siècle. Les personnages reflètent une incertitude morale et existentielle, miroir du mal-être profond de l'Amérique. [...] Les références à l'histoire américaine sont constantes, des Indiens aux subprimes en passant par le 11-Septembre. [...] Le style, à la fois simple et ample, donne tout son élan à la narration. Il faut saluer ici le travail de la traductrice qui parvient à restituer le mouvement de la langue anglaise. Quand la petite histoire rejoint la grande, le roman se teinte d'un souffle presque épique.

Jean-Philippe Rossignol / Art Press - mars 2017

Dans son dernier roman Des souvenirs américains, on suit l'Amérique des âmes perdues, des déclassés de la crise de 2008 et des zones décimées qu'implique l'enfer d'une crise morale. On découvre les secrets de deux familles et le destin de deux hommes en particulier, Norman Price à Chicago et Nate Feldman au Canada.
Au-delà des frontières, des langues et des secrets, Collins procède à une plongée dans le vide de l'humanité, asphyxiée par une consommation frénétique, des haines cuites et recuites entre parents et enfants, sans oublier les joies du développement personnel aux mains de gourous jamais en reste.

Julie Coutu / Le Matricule des Anges - février 2017

Une histoire américaine passée par le 11-Septembre, par la crise des subprimes, qui se réinvente tant bien que mal. Ici, la réécriture passe par une recréation de la famille. [...] Une manière de réinventer l'Amérique, ses rêves et sa mémoire.

François Groff / PAGE des libraires - février 2017

Michael Collins a la qualité de rendre simple une littérature exigeante. Il offre avec Des souvenirs américains un roman très dense, à l'image de ceux de Donna Tartt. Son écriture est d'une fluidité exceptionnelle, comme celle du grand Elmore Leonard.

Laurent Raphaël / Focus Vif - février 2017

Sensible au moindre mouvement de l'âme des deux protagonistes et de quelques seconds rôles, le sismographe littéraire de Michael Collins enregistre le désarroi d'une génération sacrifiée sur l'autel du mode de vie américain. [...] Le tableau que dresse Collins pourrait être désespérant. Il ne l'est pas. L'écrivain joue la carte de la résilience, laissant entrevoir une perspective de reconstruction sur les ruines de ce monde déchu.

Oriane Jeancourt Galignani / Transfuge - janvier 2017

Michael Collins nous offre la preuve vivante qu'un homme peut se réinventer. L'Irlandais issu de la classe moyenne est allé tenter sa chance en Amérique il y a plus de vingt ans. Qu'est-il devenu ? Un grand écrivain de l'Amérique. Un fouilleur de la conscience, de l'histoire, des espoirs, des doutes américains. Sans doute est-ce sa place d'outsider qui lui offre cette acuité. Mais pas seulement. Michael Collins, coureur de fond, observe aussi les hommes et les femmes qui l'entourent avec une patience digne d'un chasseur de bêtes sauvages.
[...]
Ces personnages sont des Américains d'aujourd'hui, en déroute, suspendus à une mémoire historique qui ne leur est plus d'utilité au XXIe siècle et en quête de nouvelles formes de vies, d'amour. En conjuguant leurs voix, Michael Collins dresse un tableau doux et triste, entre Carver et Richard Ford, d'une Amérique désolée qui n'a d'autre choix que de se replonger dans ses mythes premiers : la nature, les grandes étendues désertes, la souveraine liberté d'être un autre.

Margaret Drabble

Quand monte le flot sombre

Christophe Mercier / Le Figaro littéraire - mars 2017

Son roman traduit une énergie sans frein, un appétit insatiable de raconter, d'entrecroiser les histoires, de susciter des coïncidences, des rencontres improbables entre ses personnages. On a l'impression que plus elle sent monter le flot sombre, plus elle prend de plaisir à se laisser porter par ses dons romanesques. Et ce plaisir est communicatif : après l'avoir lue, on a moins peur de vieillir, et de voir vieillir.

Claire Devarrieux / Libération - mars 2017

La vieillesse est précisément le thème de Quand monte le flot sombre. Elle est le flot qui menace. Le naufrage, la dernière aventure, la dernière ligne droite. Selon ses héros, Margaret Drabble emprunte l'une ou l'autre de ces directions, et se penche assez cruellement sur l'appétit de vivre chevillé au corps de chacun.

Nathalie Crom / Télérama - février 2017

Entre observations très concrètes, voire sociologiques, et méditation de fond sur le destin de l'homme, la grande Margaret Drabble trouve un équilibre inégalable, qui fait toute la singularité et le prix de ce roman remuant, empreint d'une folle intelligence.

Claude Eveno

Revoir Paris

Gérard Lefort / Les Inrockuptibles - février 2017

[Ces] quinze voyages de quelques jours chacun (deux jours pour le seul jardin du Luxembourg) sont une balade urbaine au sens où Walter Benjamin l'entendait : "Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grand-chose. Mais s'égarer dans une ville comme on s'égare dans une forêt demande toute une éducation."

Thibaut Sardier / Le Monde des livres - février 2017

Revoir la capitale française, c'est d'abord un exercice de lucidité face aux discours qui célèbrent sa grandeur avec un respect trop prononcé du patrimoine et une admiration béate des grands chantiers. C'est aussi retrouver l'espace parcouru et vécu depuis l'enfance, dans les années 1950, entre la plaine Monceau et Asnières. [...] Au fil des détours, le récit conduit à des instants de grâce.

Mémoire des Arts - janvier 2017

Revoir Paris, on croit entendre la chanson mélancolique de Charles Trénet. L'auteur, Claude Eveno, est né à Paris. [...] Il définit quinze voyages qu'il parcourt pour notre plaisir avec la liberté de ton d'un illustre prédecesseur : Léon-Paul Fargue, le piéton de Paris. [...] Voici un livre qu'on ne lâche plus. Un cadeau vraiment idéal !

Sophie Ehrsam / En attendant Nadeau - janvier 2017

Claude Eveno [...] parcourt plusieurs quartiers de Paris et de sa banlieue, entre souvenirs et recherche d'un nouveau regard sur la ville. [...] Promeneur solitaire, il cherche la trame d'un tissu urbain de plus en plus fragilisé. L'harmonie architecturale n'est plus de mise, la cohésion sociale non plus. [...] La spéculation immobilière et les questions environnementales n'engendrent rien de bon. Le Paris que l'auteur a connu et aimé n'a-t-il été qu'une fable, un décor de cinéma ?

D'Architectures - janvier 2017

Deux ans après L'Humeur paysagère, qui nous entraînait dans les jardins parisiens et d'Île-de-France, Claude Eveno consacre son dernier ouvrage à Paris. Les quinze voyages ne circonscrivent pas un quartier mais un trajet. Comme le laisse deviner le titre, le récit psychogéographique de l'auteur est empreint d'une nostalgie qu'il ne cherche pas à dissimuler. S'il se réjouit du cosmopolitisme qui a envahi quelques rues, il déplore la gentrification et la disneylandisation d'une ville où la vie de quartier disparaît. Mais l'érudition et l'humour de Claude Eveno font de chaque promenade une aventure que l'on suit toujours avec gourmandise.

Samuel Delziani / La Vie du Rail - janvier 2017

Au fil de la lecture de cet écrivain voyageur, nous découvrons son Paris personnel, intime. On suit, à travers son cheminement dans la capitale, le propre cheminement politique, professionnel, émotionnel de l'auteur. Claude Eveno nous offre un guide de Paris vraiment pas comme les autres.

Leila Guerriero

Une histoire simple

Marianne Payot / L'Express - mars 2017

Et si l'on vous disait que vous allez vous passionner pour le malambo, la danse des gauchos argentins, et à son apothéose, le Festival national de Laborde, province de Cordoba... Par la grâce de Leila Guerriero, collaboratrice des quotidiens La Nacion et El Pais, vous serez ensorcelé par ce défi physique et psychologique entre des hommes dont les mouvements de pieds forment une époustouflante chorégraphie.

Juliet Nicolson

Mères, filles. Sept générations

Gérard Lefort / Les Inrockuptibles - mars 2017

Tout à la tapisserie des riches heures de sa famille, la brodeuse Nicolson hésite dans le choix de ses cotons (rouge sang, noir comme la peste, rose bonbon) mais réussit leur harmonie. En fond de canevas, le dessin d'une aristocratie anglaise ultraconservatrice, percluse de snobisme et phobique de tout ce qui ne lui ressemble pas, pourvu que Dieu sauve le roi (ou la reine). A cet égard, Juliet Nicolson semble écrire comme en planque derrière les portes de la fameuse série Downton Abbey. [...] Mais la broderie est aussi la chronique d'une jet-set lettrée et interlope où, de New York à Saint-Tropez, on couche indifféremment avec un homme ou une femme. Ou encore le quasi-reportage sur le Swinging London des années 1960 où, telle l'auteur, on a eu le bol d'être jeune.
Dans ce foisonnement, Juliet Nicolson ne choisit pas son camp. Elle le décrit, méli-mêlant sociologie incarnée et sentimentalisme contenu, éludant ainsi le double danger de la froideur et de la pleurnicherie.

Claire Devarrieux / Libération - mars 2017

L'auteur est la petite-fille de la romancière Vita Sackville-West, dont la relation avec Virginia Woolf fit des ravages. Celle-ci avait décrété en effet que "rien n'est réellement arrivé qui n'a été couché par écrit", et le père de Juliet, Nigel Nicolson, fit un mantra de cette phrase entendue quand il était un petit garçon. Son père, Harold Nicolson, brillant esprit, écrivait aussi. Lettres, carnets, journaux, l'écriture était une manie chez les Nicolson. Nigel est l'auteur de Portrait d'un mariage, l'histoire du couple de ses parents, homosexuels tous deux. Entreprenant de raconter - et d'exorciser - la lignée prestigieuse à laquelle elle appartient, Juliet Nicolson est confiante pour les générations qui suivent, mieux élevées, plus libres.

Elisabeth Philippe / Vanity Fair - février 2017

Dans Mères, filles. Sept générations, Juliet Nicolson s'intéresse pour sa part aux femmes de son illustre lignée : son aïeule Pepita, issue des quartiers pauvres de Malaga et devenue une célèbre danseuse ; sa grand-mère Vita Sackville-West, écrivain et amante de Virginia Woolf... Une saga brillante, aussi élégante qu'un roman de Henry James.

Nathalie Crom / Télérama - février 2017

Récit attachant, exercice d'égohistoire, essai... le texte de Juliet Nicolson relève à la fois de tous ces genres, sans se laisser enfermer dans aucun. Si l'auteure convoque, au fil des pages et des chapitres, sa parentèle féminine et joue le rôle de pivot entre les générations passées et actuelles, ce n'est pas dans le seul et grave dessein de garder la trace de son histoire généalogique, de rendre justice à l'existence des femmes célèbres ou anonymes auxquelles l'attachent des liens familiaux. Dans le geste de Juliet Nicolson s'impose aussi la volonté d'interroger la notion de filiation, de soupeser le legs que se sont transmis ces femmes, d'en évaluer le poids et les contraintes induites, de pointer les continuités et les ruptures, de faire, si possible, la part des choses entre la singularité familiale et les conventions évolutives des différentes éopques que traverse son récit.

Sabine Audrerie / La Croix - février 2017

En creux de ce projet d'ampleur se dévoile un nœud précis, parfois diffus voire inconscient : la transmission du féminin, laissant place ou non à l'émancipation. [...] Ce livre est aussi celui de l'acceptation de l'âge, de l'inéluctable chemin vers la mort, et du plaisir de regarder grandir sa propre descendance. Une expérience dont l'auteur sait transmettre les bonheurs, évoquant ses filles et petite-fille.

Cette traversée éclairante de deux siècles, de Londres à Malaga ou New York, passionne précisément parce qu'elle est composée par un écrivain, dont la subtilité de regard et de plume offre à ses portraits sensibilité et distance.

Isaac ROSA

La pièce obscure

Daniel Arsand / Libération - janvier 2017

La pièce obscure, dont le style est précis, implacable, d'une beauté qui embrase la description d'un enfer en marche, est sans aucun doute le grand roman du désenchantement et de l'effroi, celui qu'on attendait pour apercevoir vers quel destin nos sociétés se précipitent. L'ultime page du livre d'Isaac Rosa tournée, viennent au lecteur le désir et la nécessité de le relire, tant cette grandiose et pathétique odyssée lui parle de sa condition d'homme, de ses tragédies et de son éventuelle renaissance.

Peter Stamm

L'un l'autre

Astrid Eliard / Le Figaro littéraire - mars 2017

Peter Stamm a souvent campé ce genre de personnages, des héros discrets, banals, qui, on ne sait pourquoi, se retirent de leur monde bourgeois pour se nicher dans d'inconfortables cachettes. Dans L'un l'autre, on est frappé par le décalage entre l'écriture très civilisée de Stamm et l'expérience sauvage de Thomas, réduit à l'état de survie.

Patrick Kéchichian / La Croix - février 2017

Dès les premières lignes, on reconnaît l'art subtil de Peter Stamm [...]. Avec L'un l'autre, il atteint une sorte de perfection dans cet art.
Prenant pour point de départ une situation banale - bien que fort inquiétante -, l'auteur parvient au fil des pages, selon une progression minutieusement organisée, à donner une dimension quasiment universelle à l'histoire intime qu'il raconte. Non par de grandes envolées de l'imagination, non pas davantage en remplissant les marges d'une réflexion parallèle, mais au coeur même des sentiments et affects qui troublent la conscience de chacun des deux personnages. Sentiments que l'auteur décrit, fait évoluer, conférant à ce trouble une profondeur vertigineuse.

Philippe Garnier / Philosophie Magazine - février 2017

Cette prouesse de fiction s'opère par la magie d'une langue neutre, élémentaire, presque dépourvue d'images. Avec une virtuosité discrète, Peter Stamm pose des questions sans réponses : qu'est-ce que faire partie d'un monde, d'une famille, d'un couple ? Quelle part de nous reste irréductiblement étrangère à tout ce que nous vivons, à ce que nous voyons ?

Aurélie Janssens / PAGE des libraires - février 2017

Peter Stamm ne déçoit pas avec ce nouveau roman. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers. Il aime à dépeindre ces couples assez banals à qui il arrive un jour quelque chose d'extraordinaire, au sens propre du terme : qui sort du quotidien. C'est aussi l'écrivain de la fuite, cette décision spontanée, parfois non motivée [...]. Il décrit avec beaucoup de justesse et une langue épurée cette immense solitude nécessaire, ce besoin irrépressible de se perdre pour mieux se trouver et permettre de pouvoir enfin se tourner vers l'autre. Dès lors, ce roman de la fuite devient aussi celui de l'amour, de la fidélité à l'autre, en dépit du bon sens, en dépit de ce que les proches disent, quelque chose d'ancré au fond de soi, une certitude viscérale. [...] Un grand roman d'une simplicité bouleversante.

Frédérique Fanchette / Libération - février 2017

Des policiers se rendent sur les traces de Thomas, disparu à pied, à l'heure du coucher des enfants, un soir de retour de vacances. [...] Un chien dressé est lancé sur la trace olfactive du fugitif. Des dépenses par carte de paiement ont jalonné le parcours. Mais au bout de vingt heures de poursuite canine, les flics lâchent l'affaire. [...] Sa femme, Astrid, poursuit seule les recherches.

Norbert Czarny / En attendant Nadeau - février 2017

Au retour de vacances en Espagne, un homme quitte la maison familiale en Suisse, laissant sa femme et leurs deux enfants. Il n'emporte aucun bagage, ne prévient personne et ne donne aucune explication. L'un l'autre, le nouveau roman de Peter Stamm est, comme Paysages aléatoires, l'un de ses plus beaux livres, l'histoire d'un long voyage. Dans l'espace et à travers le temps d'une existence. Mais c'est aussi, comme l'Odyssée, l'histoire d'un retour.

Marine Landrot / Télérama - janvier 2017

Quand [Astrid] se réveille, son mari est déjà loin sur la route, où il marche silencieusement. Ne comptez pas sur Peter Stamm pour donner une explication psychologique à cet acte radical. Ni pour s'immiscer dans les pensées inquiètes de l'épouse abandonnée. Armé de cette écriture blanche, enveloppante à force d'être résolument extérieure, l'auteur suisse allemand creuse son sillon de prédilection, devenue crevasse au fil de ses romans : la fuite.

Gérard Lefort / Les Inrockuptibles - janvier 2017

Un homme déserte les enfers du bonheur helvétique. Peter Stamm déploie une esthétique de la disparition qui célèbre la beauté vénéneuse de l'univers.

Sophie Deltin / Le Matricule des Anges - janvier 2017

Si lancinante, quasi magnétique, que soit chez Peter Stamm la méditation sur la relâche inexorable des liens dans le quotidien du couple et le besoin d'échappée, ici elle suggère aussi combien l'exigence de devenir soi trébuche face à cet absolu mystère de ce qui peut rester entre deux êtres qui se sont aimés - une forme de présence, de densité irréductible à l'absence.

Philippe Chevilley / Les Echos - janvier 2017

Peter Stamm est un alpiniste du verbe, qui tutoie les cimes de l'indicible. [...] Son nouveau roman devient hymne à l'amour, chant lyrique postmoderne où deux amants ordinaires parviennent à transcender le réel et à croire en l'éternel retour. D'anxiogène, le livre de Peter Stamm devient remède à la déprime. En quelques pages lumineuses, l'écrivain a fait fondre les neiges de la tristesse. L'amour intact au bout du désespoir, de la fuite et du trépas.

Serge Bressan / Le Quotidien - janvier 2017

Une fois encore, Peter Stamm a tricoté un intense et formidable roman autour de son thème de prédilection : la disparition. Et on le suit, jusqu'à tomber dans une crevasse, comme Thomas...

Didier Jacob / L'Obs - janvier 2017

On connaît l'art économe de l'auteur de L'un l'autre, qui touche ici à une sorte de sommet implacable et sublime. Quelle vie mérite qu'on y soit fidèle ? semble s'interroger Peter Stamm, qui se garde bien de conclure.

Kerenn Elkaïm / Livres Hebdo - janvier 2017

Astrid et Thomas composent une image d'Epinal. Leur amour débute dans une librairie et se prolonge dans un quotidien harmonieux, réglé comme du papier à musique. Une rythmique rassurante où tout semble à sa juste place. La vie familiale est si bien ficelée que la fissure paraît improbable. Pourtant l'inattendu s'invite au lendemain de vacances en Espagne...
[...]
C'est avec une sobriété inouïe, steinbeckienne, que Peter Stamm sonde deux perditions parallèles qui interrogent sur l'impact des années et de l'absence sur le couple.

Bernard Quiriny / L'Opinion - janvier 2017

Malgré sa dimension pessimiste, ce roman de la cassure et de la solitude se résout à la fin dans la lumière d'un retour au point de départ, et dans une poignante célébration du couple. Comme dit l'exergue, signé Markus Werner, "quand nous nous séparons, nous restons l'un à l'autre".