Jean-Christophe Bailly

Tuiles détachées

Laurent Perez / Art Press - octobre 2018

On s'accorde, un peu paresseusement, à décrire comme inclassable l'oeuvre de Jean-Christophe Bailly, qui, depuis les années 1970 et 1980, s'exprime en effet concurremment sous les formes de l'essai, du récit, de la poésie, de la philosophie, du théâtre et de la critique d'art. Le récit autobiographique Tuiles détachées [...] et les "quatre aventures galloises" de Saisir mettent précisément en évidence la profonde unité d'une pensée d'abord attentive à l'expérience, à la perception et aux formes de langage les mieux à même d'en rendre compte.

Anaïs Ballin / PAGE des libraires - octobre 2018

Près de quinze ans plus tard, voici donc une nouvelle publication d’un texte dont on ne se lasse pas. On y découvre une pensée toujours en mouvement, tendue vers un ailleurs, qui avance, chemine et se construit dans une effervescence continuelle. […] Jean-Christophe Bailly ne se raconte pas au sens littéraire ou littéral du mot, mais plutôt, il écrit l’espace de création littéraire.

Richard Brautigan

Mémoires sauvés du vent

Marine de Tilly / Le Point - octobre 2018

Richard Brautigan, ou on l'aime follement ou on ne le connaît pas. Ces Mémoires sauvés du vent, poussières d'Amérique, sont d'une onctuosité que l'on ne voit chez nul autre apôtre de la Beat Generation. Car, même avec le foie en vrac, les sous-vêtements sales, la vie dure, Brautigan est d'une douceur de madone : son lyrisme délicat, minimal, bouleverse chacune de ses phrases. C'est la vie, la brute, pas lui. Il égrène ici la sienne, atome par atome, depuis le gosse misérable de l'Oregon qui tentait de gagner quelques dollars pour s'acheter un film de John Wayne, une glace ou un soda, jusqu'à ce jour pluvieux de février 1948 où il n'est plus un gamin et où il aurait dû acheter un hamburger plutôt qu'une boîte de 50 balles pour sa carabine 22 long rifle. C'est le récit puissant et poétique d'une tragédie tranquille, et c'est joli à en pleurer.

La Pêche à la truite en Amérique / Sucre de pastèque

Jean-Claude Vantroyen / Le Soir - octobre 2018

L'Américain Richard Brautigan est un rêveur, un poète, pionnier de la Beat Generation et icône de la contre-culture et des jeunes de Woodstock. Ce n'est pas usurpé, tant ses romans sont merveilleusement légers et désenchantés à la fois. La Pêche à la truite raconte l'histoire d'un couple à la recherche de son Amérique, celle des vastes paysages naturels, des grands espaces, celle de Brautigan, de la recherche de son identité, de la quête de soi, mais aussi du rêve, du non-sens, de l'absurde. Il est mort en 1984, à 49 ans.

Denis Johnson

La Générosité de la sirène

Le Vif - octobre 2018

Admiré par Philip Roth comme par Jonathan Franzen, Denis Johnson (1949-2017) excellait à décrire le vague à l'âme d'une population piégée dans le dernier wagon du rêve américain. À l'image de son Jesus' Son (1992), variation à la noirceur éclatante sur le thème des paradis artificiels, entre errance et rencontres cul-de-sac. Pas de surenchère dans le sordide pour autant. Aux effets de manche psychédéliques d'un Hunter S. Thompson, ce disciple de Raymond Carver a toujours privilégié une écriture dépouillée, traquant la poésie, l'humour et la lumière jusque dans les ténèbres.

D'une berge à l'autre - septembre 2018

Décédé en 2017, Denis Johnson était admiré par ses pairs (Jonathan Franzen et Don DeLillo en tête) et considéré par les critiques comme un des auteurs les plus importants de sa génération. Dans ses nouvelles la filiation avec Carver saute aux yeux : même limpidité dans l’écriture, même minimalisme saisissant d’émotion. Mais Johnson y rajoute une touche de poésie, un soupçon de lyrisme, un trait d’humour.

Un dernier livre - septembre 2018

Alors que Christian Bourgois édite son dernier recueil de nouvelles, un an après sa mort, La Générosité de la sirène s’avère être un cadeau doux amer pour les lecteurs de Denis Johnson. L’ancien élève de Raymond Carver avait encore des choses à raconter, et surtout un regard face à la mort aussi poétique que lucide.

Didier Jacob / L'Obs - septembre 2018

L’auteur américain de Jesus’ Son semble avoir une réserve inépuisable de personnages hors du commun, à commencer par lui-même. Qu’il raconte la vie d’un pubard de San Diego, que terrasse la soudaine conscience de la « rapidité de la vie », d’un peintre catho, Tony, qui confie avoir Dieu pour seul modèle, et qui se dit prêt à défier Picasso, ou encore d’un gars qui décide d’écrire à tous les gens qu’il connaît, pape compris, Johnson vise toujours juste.

Bruno Juffin / Les Inrockuptibles - septembre 2018

La disparition de Johnson marque l'extinction d'une voix saisissante qui, passée au travers d'une succession d'enfers, fait de la moindre de ces pages un précieux coin de paradis.

Camille Decisier / Le Matricule des anges - septembre 2018

Denis Johnson possède le talent exceptionnel de savoir se placer entre l’ombre et la lumière exactement.

Amandine Teyssier / Aimer Lire - septembre 2018

Ce recueil posthume confirme que Denis Johnson était un poète.

Alexandre Fillon / Lire - août 2018

Les nouvelles de Denis Johnson sont aussi puissantes que ses romans. Celle qui ouvre La Générosité de la sirène, et qui donne le titre au présent recueil, en est la preuve éclatante. [...] Du grand art.

Damien Aubel / Transfuge - août 2018

[Des] nouvelles posthumes du plus mystique et du plus trash des écrivains US, Denis Johnson. Qui déplient toutes, comme des fragments à la fois triviaux et sublimes, des histoires d'âmes. [...] Mais la vraie "Puissance", chez Denis Johnson, celle qui renverse tout, dissout les apparences pour révéler le démoniaque, c'est la langue. Qui accouple la violence viscérale, obscène, de la rue à l'ampleur lyrique, tout aussi véhémente, d'une langue d'imprécateur.

Arrigo Lessana

Nos conversations du mercredi

Sandra Basch / Elle - novembre 2018

Ces deux-là parlent de tout, de ce qu'ils aiment, de ce qu'ils désirent, du passé et de l'avenir, mais jamais de rien. Le plus âgé essaie de convertir le plus jeune à la médecine, à l'art, à la littérature, tout en le regardant, avec un scepticisme admiratif, manier souris, Smartphone et langage Java. Tour à tour, ces grands conteurs évoquent Alan Turing, Graham Greene, une chèvre en Ferrari, Tartuffe, les amis disparus, et Charlotte aussi... la mère d'Angelo, la fille d'Arrigo, morte bien trop tôt. Mais, délicatement, pas trop fort. Parce que même si la vie est "plutôt désespérante", il nous reste toujours la bonne humeur.

Claire Devarrieux / Libération - novembre 2018

Un partage léger, grave, enrichissant.

SFL - octobre 2018

Angelo, collégien en 4e, rend visite à son grand-père Arrigo tous les mercredis. Sa mère Charlotte, fille d'Arrigo, vient de décéder des suites d'une maladie. Entre le petit-fils et Arrigo, les discussions tournent autour de la transmission. L'enfant apprend l'histoire familiale, l'aïeul et lui parlent de théâtre et d'imagination avec humour et tendresse.

Emmanuelle George / PAGE des libraires - octobre 2018

A peine cent pages et la magie littéraire opère. Sous la plume d'Arrigo Lessana, ces échanges entre un adolescent et son grand-père touchent à l'universel. Pour dire l'amour bien sûr, la mort aussi, le temps qui passe, les choix de vie, et conjuguer le passé pas forcément toujours à l'imparfait, car le conditionnel et le futur se rêvent aussi ici avec humour et bienveillance. Angelo rêve d'être informaticien, Arrigo était chirurgien. Entre eux, beaucoup de liens, celui d'une femme surtout, la mère du premier, fille du second. Partie trop tôt. Parler d'elle ensemble, c'est difficile ; parler de tout le reste à bâtons rompus, de sport, de coiffures, de théâtre, de voyages, de musique, etc., c'est réenchanter le monde et célébrer la vie.

Véronique Rossignol / Livres Hebdo - septembre 2018

Ce pourrait être un face à face plombé et douloureux, mais le ton, sérieux sans être solennel, jamais donneur de leçons, avec lequel ils convoquent ensemble les souvenirs pour les apprivoiser, sans cesser de se projeter, construit un pont léger entre l’avant et l’après.

Antonio Ortuño

Méjico

Notes bibliographiques - novembre 2018

Antonio Ortuño décrit à nouveau la corruption qui règne en maître dans son pays, aujourd'hui comme hier, le récit faisant des allers-retours de 1923 à 2014. [...] Moitié thriller, moitié roman politique, évoquant les affrontements bien réels entre anarchistes et communistes espagnols, ce roman entraîne dans une spirale [...] haletante [...]. Un thème intéressant et une écriture qui colle bien au sujet.

Espaces latinos - septembre 2018

On change constamment d'atmosphère, les genres littéraires se mêlent, cela pourrait ressembler à une saga, l'histoire de trois générations d'une famille, cela pourrait être un roman historique, et c'est un parfait thriller, un roman sur la violence quotidienne. La superposition de ces diverses couches fait la richesse et crée une belle originalité, ce qui fait ressortir le fond de ce qu'a voulu montrer Antonio Ortuño : la complexité, faite d'un empilement de paradoxes, des relations ente le Mexique et l'Espagne, la mère qui a apporté la destruction, les sentiments d'infériorité imposés, subis pendant des siècles, qui remontent à Cortés. [...] Désir et aversion ne s'ajoutent pas l'un à l'autre, ils se confondent. Méjico, qui se lit comme un bon roman noir, prouve qu'action et réflexion profonde ne sont pas ennemies, bien au contraire.

Julien Védrenne / k-libre - septembre 2018

Méjico, c'est là où tout finit avec beaucoup d'esbroufe et un peu de courage. C'est l'humain dans ce qu'il a de plus beau et de plus triste, de plus vil et de plus héroïque. C'est surtout un roman universel sur l'idéologie et les motivations.

Les libraires de la SFL / Avant-Programme - août 2018

Dans ce roman plein de sang, de violence et d’amour fou, les personnages trouvent leur dignité dans leurs liens avec un noble passé, enraciné de l’autre côté de l’océan Atlantique : les sombres heures de la Guerre Civile espagnole, où éclatent les rivalités intimes.

Fernando Pessoa

Livre(s) de l'inquiétude

Stéphane Gobbo / Le Temps - octobre 2018

Cet [...] ouvrage porte trois signatures : Vicente Guedes, le Baron de Teive et Bernardo Soares. Trois signatures, trois hétéronymes derrière lesquels [Pessoa] aimait se cacher. [...] Poète, écrivain, philosophe : au-delà même de ses hétéronymes, Pessoa était multiple. Il fait partie de ces intellectuels qui vous élèvent.

Martin Solares

Comment dessiner un roman

Les Obsédés Textuels - octobre 2018

Tous les amateurs de littérature se régaleront à la lecture de cet essai aussi érudit qu'instructif, aussi lumineux que gourmand, aussi pénétrant que didactique. Un vademecum indispensable à tout romancier en herbe. 

Virginie Neufville / BLOG Fragments de lecture - octobre 2018

[Un] livre érudit qui [...] a la volonté d'associer le travail d'écriture avec le dessin. [...] Incipit, dénouement, structure interne, tout peut être dessiné voire schématisé. Les mots prennent forme et animent un dessin en perpétuelle construction. [...] Cet essai, qui fait tout pour ne pas en avoir l'air, est servi par des chapitres courts et ludiques agrémentés de dessins donnant la part belle au titre.

Encres vagabondes - septembre 2018

Érudit, original, ludique, ce livre passionnera tous les amateurs de romans – quel qu'en soit le genre – qui y trouveront une source inépuisable de procédés utilisés par les romanciers tout en... 'dessinant'.

Espaces latinos - septembre 2018

On peut prendre ce livre comme une leçon d’écriture, c’en est une, mais surtout comme une leçon de lecture. Le lecteur que nous sommes, assis, le livre entre les mains, a l’impression de sentir sur son épaule une main amicale ou fraternelle et, derrière lui, une ombre bienveillante qui lui glisse des conseils pour l’aider à mieux approcher du cœur de ce vice impuni dont se régalait Valery Larbaud : lire !

Peter Stamm

La Douce Indifférence du monde

Sophie Joubert / L'Humanité - novembre 2018

Avec une impressionnante maîtrise narrative, Peter Stamm rebat les cartes d'une histoire d'amour jusqu'au vertige, questionne les pouvoirs de la fiction et la vampirisation du réel par la littérature. Porté par une écriture délicate, en apparence simple, l'ouvrage La Douce Indifférence du monde réunit, comme on empilerait des strates de temps, les multiples identités d'un homme à tous les âges de sa vie.

Notes bibliographiques - novembre 2018

L'auteur suisse germanophone Peter Stamm sait peindre avec une grande économie de moyens, dans une tonalité aussi grise que subtile, la fragilité des relations amoureuses. [...] Dans cet exercice de style, traité en courts chapitres bien incarnés et savamment construits, le mystère et le fantastique ne sont pas loin, ce qui donne un charme onirique excitant au livre. [...] Une habile réussite.

Serge Bressan / Le Quotidien du Luxembourg - novembre 2018

D'une construction vertigineuse, ce nouveau roman pointe un moment fondamental, celui du tourbillon de la vie. L'identité vacille, c'est le temps de l'amour, de l'intime… et du trouble.

L'Arbre à Papillons / On l'a l'u - octobre 2018

Avec l’humilité des grands, Peter Stamm trace son sillon sans bruit mais sûrement. On retrouve son univers délicat et mélancolique, à la lisière du vertige, fait de pas sur la neige aussitôt recouverts, comme un rêve évanescent ; et dans son sein, cette question que renferme la littérature depuis la naissance du roman moderne : vaut-il mieux vivre sa vie ou l’écrire ?

Stéphane Maffli / Le Temps - octobre 2018

Une fois la lecture de La douce indifférence du monde terminée, on se sent comme devant un magicien qui vient d’achever son tour. On sait bien qu’il y a un truc quelque part mais on ne l’a pas vu. Or on veut comprendre. Alors, on relit La douce indifférence du monde, sonné par tant de maîtrise et d’émotions contenues.

Astrid Eliard / Le Figaro - octobre 2018

Page après page, au fil de cette déambulation, la "douce indifférence du monde" nous gagne et nous envoûte. Mais le plus troublant, ici, c'est d'être confronté à des personnages qui ont pleinement conscience de mener une vie de papier, de n'être que des personnages dans une fiction.

Philippe Chevilley / Les Echos - octobre 2018

Avec ses mots simples, ses ambiances mélancoliques, Stamm tisse une étoile d'araignée poétique et philosophique, où brillent, telles des gouttes de rosée, les larmes du temps perdu, de l'amour volé et de la solitude.

Exit Mag - octobre 2018

Une dizaine de romans aussi discrets que doux, et voilà l’œuvre ensorcelante d’un de nos auteurs contemporains préférés, le Suisse Peter Stamm, écrivain de langue allemande traduit par le Lyonnais Pierre Deshusses. […] Vertige de la création d’un personnage, illusions trompées, désir inassouvi et guet amoureux […] l’ensorcellement opère toujours.

Fabienne Pascaud / Télérama - octobre 2018

En courts chapitres incisifs, d’autant plus étranges et envoûtants qu’ils décrivent avec précision et sans état d’âme une sorte d’ordinaire du quotidien, Peter Stamm fait pénétrer un univers où les fantasmes et les rêves, les souvenirs et les regrets dansent de poignantes et tristes sarabandes. Son bref récit, curieusement, se lit comme un thriller, d’apparitions en disparitions. Il finit par donner le vertige, entraîner dans des voyages intérieurs où le lecteur se sent délicieusement pris au piège d’un merveilleux qui ne l’est pas vraiment. Et comme au bord de l’évanouissement. 

Patrick Kéchichian / La Croix - septembre 2018

Ce jeu des doubles, Peter Stamm l’instrumentalise avec une maîtrise impressionnante. L’amour, la littérature, la vie enfin, comme épreuve et question, comme désir et aussi souffrance, sont les trois dimensions du roman, qui se répondent, sans jamais former une harmonie irréelle.

Geneviève Simon / La Libre Belgique - septembre 2018

En trente sept brefs chapitres – ce qui donne des espaces de respiration plutôt qu’un rythme effréné –, Peter Stamm orchestre de complexes va-et-vient entre raison et folie, réalité et illusion, vérité et mensonge. Et si le trouble et le doute s’installent, la grâce et la précision de l’écriture empêchent de jamais tomber dans la confusion. Au final, l’on ne sort pas indemne de cette interpellante mise en questions/échos de notre destinée et de ses surprenants ressorts.

Florent Georgesco / Le Monde - septembre 2018

Dans ce grand roman de l’inéluctable, Peter Stamm, en un sens, ne dit rien ; comme tout romancier conscient de son art, il n’a aucun discours à tenir : il mène des expériences, et il en rend possibles. Le monde, tel qu’il le déforme et le reforme, se tient devant nous, lecteurs, qui sommes allongés là et qui attendons. Puis nous y entrons, et nous voilà chez nous.

Didier Jacob / L'Obs - septembre 2018

Un beau récit du maître de la prose suisse allemande.

La Petite Revue - août 2018

Peter Stamm, à travers les coïncidences et les dissonances entre la vie du narrateur et celle de son double, interroge à la fois l’écriture et l’existence. Par une habile mise en abyme du roman, il brouille les frontières entre fiction et réalité. Mais la poésie l’emporte sur l’expérimentation romanesque, et c’est là toute [sa] beauté et [son] originalité.

Biblioteca Magazine - août 2018

En 37 petits chapitres, Peter Stamm poursuit sa recherche sur la vérité et l'imaginaire et le jeu avec la réalité initiée dans L'un l'autre.

Thierry Maricourt / Maricourt Nordique - août 2018

Narré d'une façon qui n'est pas sans rappeler celle de l'écrivain autrichien Peter Handke (ce recul, cette implication suggérée plus qu'énoncée), La Douce Indifférence du monde est un roman plaisant, déconcertant.

Julien Coquet / www.toutelaculture.com - août 2018

En plus d'être une réflexion sur le destin, La Douce Indifférence du monde est une histoire d'amour à la frontière de la littérature et de la réalité, du fatalisme et du libre-arbitre. La simplicité de la langue confère aux réflexions profondes du roman une force admirable. [...] Peter Stamm multiplie retours en arrière et souvenirs pour un roman incroyablement intelligent.

Chris de Stoop

Ceci est ma ferme

Bernard d'Epenoux / Télé Z - novembre 2018

Une splendide chronique sur la chaîne millénaire qui unit paysans et terroirs en Europe.

Elena Balzamo / Le Monde - octobre 2018

De Stoop signe une charge virulente mais argumentée contre l'écologie "idéologique", celle qui menace de couper l'homme de ses racines et de transformer la nature en un parcours touristique balisé.

Claire Devarrieux / Libération - octobre 2018

Il est question de paysages ancestraux saccagés, d'arbres déracinés, d'une harmonie rompue entre l'individu et le monde, d'hommes et de femmes foudroyés par les maladies dues au stress, du "déclin du statut de paysan", d'un hommage à ceux qui ont entretenu les champs et les prés et s'en voient dépossédés au nom de la nature même.

Olivier Nouaillas / La Vie - septembre 2018

Intime et dérangeant, ce témoignage sensible a obtenu le prix des libraires indépendants flamands.

L'Écologiste - novembre 2018

Un témoignage vivant et argumenté sur la difficulté du métier [de fermier].

Stylist - septembre 2018

C’est une enquête de terrain mélancolique. C’est aussi l’état des lieux d’un autre terroir : celui de notre représentation de la nature.

RTBF - septembre 2018

Voilà un livre vécu, vrai, qui pose de manière forte, sensible, tragique, comique parfois, et très documentée, des questions essentielles sur des politiques qui sacrifient des hommes.

Sophie Creuz / L'Écho - août 2018

[Un] récit rigoureux, savoureux et déchirant.

La modernité légitime parfois, aberrante souvent, broie des hommes pour sauver des oies qui les empoisonnent ensuite, et bouleverse le sol et le destin à coups de décrets assassins.

L'Alsace - août 2018

Une histoire de racines, dont on ne se défait pas. Une histoire de sensualité, ces odeurs, ces lumières, ces couleurs, ces cris. Et un scandale à dénoncer, par lui, le journaliste épris depuis toujours de vérité. […] John Steinbeck avait raconté le désespoir des paysans américains durant la Grande Dépression dans Les Raisins de la colère ; Chris de Stoop rend un dernier hommage à ses origines. Aux siens. Les drames font décidément de la grande littérature.

John Ronald Reuel Tolkien

Un voyageur en Terre du Milieu

Serge Hartmann / Dernières Nouvelles d'Alsace - octobre 2018

John Howe entraîne son lecteur, par la force de son dessin, dans l'univers du Seigneur des Anneaux tout en accompagnant figures et paysages de réflexions sur Tolkien.