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Pour revivre la soirée exceptionnelle, jeudi 8 février, en présence de Marie-Hélène Piwnik, traductrice de Livre(s) de l'inquiétude, de Fernando Pessoa, à la librairie Vivement dimanche, à Lyon, c'est ici :
https://www.facebook.com/vivementdimanche/videos/1549571468429332/

« Dans un roman d'une efficacité redoutable et avec la justesse qui lui est propre, l'immense écrivain espagnol explore les arrangements de l'âme humaine et les errements de l'Histoire avec, à l'arrière-plan, le Barcelone si cher à son œuvre.
1959. Carolina Bruil Latorre est retrouvée morte, dans la cabine de projection d'un cinéma, celui de son amant. Elle a été assassinée. Par l'amant, justement, semble-t-il : Firmin Sicart. Problème : il ne souvient pas du mobile. Il sait où, il sait comment mais il est incapable de dire pourquoi. Toujours à Barcelone, 1982 cette fois. Hector Roldan, cinéaste de renom veut adapter l'histoire au cinéma. Griffith, écrivain, se voit confier la tâche d'écrire le scénario. À l'époque, inspecteurs, juges puis médecins ont fait subir à Sicart des interrogatoires sans fin et des mauvais traitements. Sous couvert de l'assassinat présumé, on se livre à des expériences pour le moins douteuses pour éradiquer ce qui est alors qualifié "d'idiotisme marxiste". Et l'on se demande jusqu'à quel point ce n'est pas lui, Sicart, qui est manipulé. Griffith réalise une série d'entretiens et, jour après jour, pénètre l'Histoire, par la porte de cette histoire-là : "Je persistais dans ma stratégie consistant à entrer sur la pointe des pieds dans le noyau dur de l'histoire, la perpétration du crime, en permettant à Sicart de s'attarder dans des méandres sentimentaux pas toujours véridiques de sa relation avec la prostituée, jusqu'au moment où je commençais à me demander ce qu'il pouvait y avoir d'imaginaire dans cette mélancolique et douloureuse évocation." Avec comme toile de fond l'Espagne franquiste, ses dérives, ses corruptions et sa répression, Juan Marsé livre une réflexion profonde, tant sur l'Histoire et ses méandres que sur ce qu'est et peut être la mémoire et surtout ce que l'on en fait. En orfèvre qu'il est et avec toute la finesse que recèle son écriture, l'auteur questionne notre capacité à jouer de l'oubli, à s'arranger avec nos souvenirs ou à oublier purement et simplement. »

ANAÏS BALLIN (Librairie L'Ecriture - Vaucresson) dans PAGE des libraires, à propos de Cette putain si distinguée de Juan Marsé (trad. Jean-Marie Saint-Lu)

 

« Le Blackwater est calme mais soudain, c'est "comme si quelque chose, là-bas, avait déplacé l'eau", "le lent mouvement de quelque chose d'énorme, de voûté, sinistrement recouvert d'écailles grossières qui se chevauchent". Cette "chose implacable, monstrueuse, née de l'eau", il a suffi qu'on la rende responsable de quelques disparitions mystérieuses et de la mort d'un jeune homme retrouvé au petit matin le regard épouvanté pour que toute la région se mette à croire au retour du mythique serpent de l'Essex. Apparu pour la première fois au XVIIe siècle, ce serpent monstrueux "qui tient plus du dragon que du serpent" avait alors "disparu aussi vite qu'il était venu". En cette fin de XIXe siècle, alors que l'esprit scientifique ne cesse de se développer et d'insuffler un vent de progrès dans de nombreux domaines, ce monstre légendaire serait de retour dans l'estuaire du Blackwater. [...]
Véritable chronique de la société victorienne, Le Serpent de l'Essex évoque la condition des femmes, les progrès des sciences et de la médecine, la misère et la contestation sociales, les privilèges toujours bien ancrés des possédants mais aussi la place des superstitions aussi bien que de l'esprit des Lumières dans la foi. Sarah Perry se montre ainsi une digne héritière des plus grandes plumes de la littérature victorienne en tissant habilement intrigues amoureuses et questions sociales mais n'en reste pas là. Car si le monstre qui rôde entre les pages du roman favorise une atmosphère légèrement gothique, l'auteure en fait surtout la métaphore de ce qui taraude chacun des personnages, ce qui les ronge ou leur est force motrice, qu'il s'agisse de l'ambition, de la culpabilité ou du désir de liberté, transformant un roman victorien en grand roman moderne. »

MARIE MICHAUD (Librairie Gibert Joseph - Poitiers) dans PAGE des libraires, à propos du titre Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière).

 

« Lire Juan Marsé est un plaisir fou ! Il nous mène dans une enquête aux allures de duel - un affrontement mental entre deux protagonistes incroyables - c'est FORT et DOULOUREUX, ENIVRANT et JUBILATOIRE ! »

Cette putain si distinguée de Juan Marsé (trad. Jean-Marie Saint-Lu) fait partie des coups de cœur 2018 de la Librairie Delamain !

« Un roman qui s'ouvre sur l'interview fictive de son auteur : voilà qui n'est guère banal. En quarante-huit réponses condensées l'une à la suite de l'autre, sans les questions de l'hypothétique journaliste qui les appellent, Juan Marsé explicite la démarche littéraire qui préside à son nouveau livre. Dans cette explication de texte doublée d'un autoportrait, l'auteur espagnol, né à Barcelone en 1933, indique vouloir traiter "des ruses de la mémoire, et des pièges que nous tend cette putain si distinguée". Ainsi s'éclaire donc le titre de son treizième roman traduit en français. Pour explorer cette mémoire si trompeuse, l'écrivain met en scène une autre "putain distinguée", de chair et d'os, cette fois : une prostituée du nom de Carolina Bruil, assassinée en janvier 1949 dans la cabine de projection d'un cinéma de Barcelone.
En 1982, un romancier, double littéraire de Juan Marsé, se voit confier l'écriture d'un scénario sur ce fait divers demeuré bien mystérieux. En effet, si Fermin Sicart, le projectionniste, reconnaît avoir étranglé la victime, il ne se souvient pas des raisons qui l'ont poussé à le faire. Dans ces années de transition démocratique, le réalisateur et commanditaire du projet, connu pour ses films très critiques envers la dictature franquiste, entend faire de ce long-métrage un film "thérapeutique" qui serait un « reflet de la misère morale et politique du Régime [de Franco] ». Sicart, un jeune homme proche des militants anarchistes, est-il vraiment l'auteur du crime qu'on lui reproche ? Le vrai coupable n'est-il pas plutôt le phalangiste qui partageait la vie de la prostituée ? Trente ans après les faits, le projectionniste lui-même peine à reconstituer le fil de la soirée fatidique, car il est passé entre les mains d'un médecin militaire qui s'est employé à lui laver le cerveau pour en extirper le "gène rouge".

Dialogues de films

Plus qu'un règlement de comptes avec la dictature, sur laquelle Marsé a déjà tant écrit, plus qu'une enquête policière, Cette putain si distinguée braque à nouveau les projecteurs sur les failles de la mémoire d'une Espagne qui, sitôt la page du franquisme tournée, aurait repris le cours de son histoire sans vraiment réexaminer les crimes du passé. Lorsque, au cours d'un entretien qu'il accorde au narrateur, l'assassin, incarcéré pendant vingt ans, plaide le droit à l'oubli individuel, l'écrivain-scénariste s'insurge : « La question est de savoir si ce qu'on veut oublier n'appartient qu'à soi, ou si on le partage avec d'autres. Et je ne veux pas tant parler de l'oubli que de la volonté d'oublier (...). L'oubli peut être involontaire. Celui qui est volontaire, surtout dans ce pays, est en général une supercherie parfaitement planifiée... »
Pour autant, Marsé ne délivre aucune leçon de morale sur l'importance d'un devoir de mémoire collectif. Son propos est plus léger. Dans ce divertissement fin où l'autodérision pointe à chaque page, le romancier semble n'avoir d'autre ambition que de faire rire. Qu'on en juge par le choix de ses personnages : l'assassin, sur lequel repose la clé de l'histoire, est manifestement atteint d'Alzheimer. Il y a plus fiable comme source historique... Quant à la gouvernante du narrateur, elle est campée par une femme maternante dont la plupart des répliques sont tirées de truculents dialogues de films. Marsé s'amuse ici à multiplier les jeux de miroirs et les clins d'œil au reste de son œuvre.
Qu'il fasse allusion à Adieu la vie, adieu l'amour (Christian Bourgois, 1992 et Seuil, 2004), où il évoquait déjà le meurtre - réel - d'une prostituée, proche des dignitaires franquistes, ou qu'il se moque d'une scène de Calligraphie des rêves (Christian Bourgois, 2012) lui ayant donné du fil à retordre, son roman est un jeu de pistes littéraire cocasse. Marsé n'est pourtant jamais aussi drôle que lorsqu'il décrit les dérives de l'industrie du cinéma espagnol, dont il tourne en dérision les comédies grasses et les scénarios racoleurs. Faut-il y voir la revanche d'un romancier qui n'a jamais caché ses déceptions face aux adaptations de ses livres ? Sans doute. Nourri de références au 7e art, Cette putain si distinguée est surtout un hommage émouvant, tout en nostalgie, aux vieux cinémas de quartier où tout pouvait arriver ; le meilleur comme le pire. » Ariane Singer dans Le Monde, à propos de Cette putain si distinguée de Juan Marsé (trad. Jean-Marie Saint-Lu)

 

« Ce deuxième roman de Sarah Perry emprunte au meilleur de la création artistique du XIXe, par l'atmosphère, le décor, les tournures d'esprit, la critique sociale et le portrait tout en subtilité de chacun. Elle précise jusqu'aux tenues et aux accents, qui témoignent d'une origine, d'une éducation, si bien qu'on se fait un film pour soi tout seul, en couleurs grisées, nimbées de smog, à la manière de ceux tirés des romans de Jane Austen. Pourtant rien de suranné et de convenu, et à la différence de Brönté, Henry James ou des héroïnes de Thomas Hardy, les protagonistes exultent, conquièrent et savourent leur existence, en se libérant avec une jubilation contagieuse des carcans du mariage, du rang social, des préjugés et des interdits. [...] Dans un style qui prend le temps d'aller au bout du débat intérieur et ne se prive pas du plaisir de la description, qui jongle avec le thriller, le fantastique et le psychologique comme si cela lui tombait du stylo, Sarah Perry nous offre une lecture actuelle avec les agréments du roman gothique, romantique et naturaliste. Savant, lettré, avec des citations bibliques ou littéraires éloquentes, des informations passionnantes sur l'état de la médecine ou des débats de société, ce roman n'est jamais pesant ou pédant. Au contraire ! Allègre et gourmande, Cora délie avec un humour très anglais quelques nœuds gordiens qui ne tenaient plus qu'à un fil. »

Sophie Creuz dans L'Echo, à propos de l'ouvrage Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière)

 

« Dans les années 1980, un écrivain catalan est engagé par un producteur pour faire revivre, à l'écran, un fait divers morbide : l'assassinat, quarante ans auparavant, d'une prostituée sauvagement étranglée par un projectionniste sur son lieu de travail, avec une chute de pellicule. Pour l'instant, le producteur souhaite moins du scénariste une adaptation romancée des circonstances du meurtre qu'une enquête minutieuse sur le sujet, fondée sur les témoignages qu'il pourra recueillir et sur les rapports judiciaires. Qui, mieux que le meurtrier, serait plus à même de raconter les évènements ? Fermin Sicart a purgé sa peine, et presque tout oublié du drame, suite au traitement psychiatrique qu'il avait alors subi, mais il accepte de partager avec le scénariste ses derniers souvenirs du drame. Avec un plaisir non dénué de nostalgie, Juan Marsé se souvient de la confrérie oubliée des projectionnistes, et de ces lieux mystérieux où les films, autrefois, s'animaient comme par magie, les cabines de projection. L'auteur de "l'Amant bilingue" restitue modianesquement l'atmosphère des cinémas dans les années 1940 où, véritable démiurge, le chef projectionniste (le charismatique Augé) devait à la fois surveiller les machines, éteindre les incendies, recoller la pellicule quand elle cassait, charcutant sans vergogne dans les plus grands films, au point que les spectateurs, dans l'Espagne de Franco, croyaient parfois la censure responsable de cette boucherie quand c'est le projectionniste qui avait eu la main leste à l'endroit de la collure.

Ainsi les spectateurs s'étaient-ils collectivement persuadés que Rita Hayworth, dans « Gilda », apparaît totalement nue à l'écran, mais que cette scène, qui n'a en fait jamais existé, avait été coupée par les franquistes.On retrouvera, dans ce formidable roman de Juan Marsé, qui raconte en parallèle la patiente enquête du narrateur et la tragique existence de la péripatéticienne, toutes les excitantes épices qui corsent tous ses livres, à commencer par l'observation de la Barcelone nocturne et brouillardeuses de l'après-guerre. Les prostitués, les phalangistes et les mafieux y tiennent le premier rôle, sans oublier la pétillante Felisa, l'employée de maison cinéphile du narrateur. Mais la star du film, mystérieuse, aguichante, fuyante aussi comme l'ombre des filles arpentant la Rambla, n'est autre que la putain du titre - la mémoire. »
Didier Jacob dans L'Obs à propos de Cette putain si distinguée de Juan Marsé (trad. Jean-Marie Saint-Lu).

« Cora Seaborne n'a jamais été aussi épanouie que depuis qu'elle est veuve. Elle peut enfin goûter aux charmes de la campagne. Fascinée par la paléontologie et les découvertes scientifiques de l'époque - victorienne -, elle se prend de passion pour un mythe local : un monstre marin, présent depuis deux siècles dans l'estuaire du Blackwater et récemment réapparu, terrorisait les villageois. De la rencontre entre Cora et le révérend Ransome, qui dédaigne les superstitions de ses paroissiens, naîtront des débats animés sur la raison et la foi. Mais aussi une amitié doublée d'une attirance à risques. Dans cet ample récit à l'écriture fluide et aux personnages joliment campés, Sarah Perry réhabilite brillamment le roman victorien. Nourri des lectures de Dickens et des sœurs Brontë, ce livre, remarquable par ses descriptions d'une campagne luxuriante, sait aussi sonder les méandres du cœur avec une élégance rare. »
Ariane Singer dans Le Monde à propos du titre Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière).

 

Alan Lee, l'illustrateur des ouvrages de J.R.R. Tolkien, dédicacera à Bordeaux le samedi 17 février à 16h à la librairie Mollat (15 Rue Vital Carles, 33080 Bordeaux).

Le dimanche 11 février, rencontre avec Linda Lê, au Musée national de l'histoire de l'immigration du Palais de la Porte Dorée. Rencontre organisée dans le cadre de la 2ème édition de Littexil, le salon des littératures de l'exil et de la migration.

Le jeudi 08 février de 19h à 21h, rencontre avec Marie-Hélène Piwnik (la traductrice de Livre(s) de l'inquiétude) à la Librairie Vivement Dimanche (4 Rue du Chariot d'Or, 69004 Lyon), à l'occasion de la parution de l'ouvrage Livre(s) de l'inquiétude de Fernando Pessoa.

Rencontre avec Linda Lê à la Maison de la Poésie - Scène littéraire le samedi 3 février à 19h. La rencontre sera animée par Francesca Isidori (lecture par Raphaëlle Saudinos).

« Le Vietnam, l'écriture, l'exil : trois points sur la carte de l'existence, reliés par les questions du voyage, de l'identité du souvenir. »

Rencontre avec Linda Lê, le mardi 23 janvier à 18h au Théâtre de l'Odéon (Salon Roger Blin). La rencontre sera animée par Daniel Loayza.

Rencontre avec Antoine Mouton à la librairie Prado Paradis (19 avenue de Mazargues, 13008 Marseille) le mardi 23 janvier à 18h.

« Convenances, envies, libertés, désirs, religion, superstition... Entre Londres et l'Essex à la fin du XIXe siècle, Sarah Perry peint une fresque de sentiments et de situations avec justesse et subtilité. Un roman victorien fascinant ! À découvrir ! » 

Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière) fait partie des coups de coeur de la Librairie Passages (Lyon) !

Une émission consacrée à Copi sera diffusée le dimanche 21 janvier à 15h dans Personnages en personne sur France Culture (https://www.franceculture.fr/emissions/personnages-en-personne).

 

« On quitte Londres pour filer à l'est de l'Angleterre, dans le comté de l'Essex. On y croise Cora Seaborne. Elle est jeune, veuve et passionnée de paléontologie. Elle s'installe à Aldwinter, dans l'Essex, avec son fils Francis et sa nourrice Martha. Elle y fait la connaissance du pasteur William Ransome et de sa famille. Elle entend la rumeur qui passionne le comté : un monstre marin ressemblant vaguement à un dragon, vu deux siècles plus tôt et baptisé le Serpent de l'Essex serait réapparu dans l'estuaire du Blackwater... Dans son deuxième livre - roman de l'année aux British Book Awards 2017 -, la Britannique Sarah Perry raconte l'amour, l'amitié et aussi, à travers la relation de Cora et du pasteur, l'affrontement d'un homme de Dieu et d'une femme de science. Un beau, grand et bon roman victorien ! »

Serge Bressan dans Le Quotidien du Luxembourg, à propos du titre Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière)

 

« Il est un monde étrange qui ne demande qu'à être découvert, un monde où la science côtoie les croyances populaires et où le désenchantement du monde n'a pas encore profondément changé nos convictions. C'est en Angleterre, à la fin du XIXème siècle, que nous nous trouvons. Cora Seaborne, jeune veuve et toute nouvelle passionnée de paléontologie, se retire avec son fils Francis et son amie Martha dans l'Essex, un comté proche de Londres.

C'est cependant une région secouée par l'émoi qui accueille ceux qui cherchent le calme et la distraction. Les villageois racontent qu'un tremblement de terre a libéré un monstre préalablement enfoui : le Serpent de l'Essex, vieux de deux siècles, est accusé de tuer les animaux domestiques, d'enlever des hommes ou encore de provoquer des hallucinations collectives. Dans le cadre de ses recherches et intriguée par ce mystère, Cora décide d'héberger chez la famille de William Ransome, un pasteur d'un petit village. Alors que les manifestations du soi-disant monstre sont de plus en plus fréquentes, une idylle se noue entre Cora et William.

C'est un roman victorien d'une grande classe que nous propose là Sarah Perry [...], le style riche et imagé conduit une histoire où le surnaturel ne sert que de toile de fond pour mener une réflexion approfondie sur l'amour, la force de la croyance, la véritable portée des sciences ou encore les questions sociales. »

Julien Coquet dans Toute La Culture, à propos du titre Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière)

 

« Au-delà de la légende somme toute conventionnelle du Serpent de l'Essex, le roman repose essentiellement sur le portrait de Cora, femme épanouie et libérée des carcans sociaux, assumant non seulement son apparence négligée et si follement attirant, et son jeu mi-naïf mi-calculé avec les hommes pour obtenir ce qu'elle souhaite. Parce qu'elle a décidé d'accorder sa confiance à la science, elle a renié depuis longtemps sa foi et cette dernière ne peut en aucun cas constituer un obstacle à ses recherches. »

Virginie Neufville dans Fragments de lecture, à propos du titre Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière).

 

« Dans ce riche roman, Sarah Perry dessine des personnages complexes et attachants, multipliant les points de vue. Chaque personnage croit en son propre Dieu : la science pour Cora et Luke, le socialisme pour Martha, la religion pour William. Ils sont loin cependant de toute caricature : avec une grande subtilité, l'auteur joue sur les liens qui se tissent entre eux. Amitié et amour se confondent dans des relations complexes où la psychologie est très finement décrite.
Le Serpent de l'Essex est aussi un roman de l'ambivalence : celle d'une époque où les progrès sociaux et scientifiques côtoient les croyances populaires, et qui se reflètent dans le double sens des symboles (le serpent monstrueux, qui est aussi le symbole d'Esculape, dieu de la guérison), des mots, ou des références qui mêlent Histoire, littérature noble et populaire, et religion. »

Alexia Kalantzis dans La Petite Revue, à propos du titre Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière)

 

Pour comprendre le « plan loup » de Nicolas Hulot, lisez La Frontière du loup de Sarah Hall (trad. Éric Chédaille) !

« Ambiance néo-victorienne, progressiste, sociale et féministe, avec en plus un vrai gros monstre marin, entre serpent et dragon, une somptueuse couverture - celle de l'édition anglaise, conservée pour la version française -, une jolie femme fraîchement veuve absolument non éplorée, un pasteur plutôt bel homme à la foi chevillée au corps, et la campagne de l'Essex, aussi mystérieuse que typiquement anglaise, traversée par les eaux du Blackwater. [...] Le Serpent de l'Essex est à la fois un formidable page-turner, une mésaventure en entraînant une autre, et un joli fourre-tout revisité des idées progressistes de cette fin 19ème , empli d'espérance et de foi en l'avenir, de belles idées et d'aspiration au meilleur. Sur fond d'éternel débat science vs religieux, porté par la résurgence d'anciens démons et mythes, Sarah Perry questionne croyances et foi, science et humanité. Son monstre protéiforme n'est jamais que le moyen de placer tout un chacun face à lui-même.
Un roman [...] écrit avec ce qu'il faut de finesse pour un vrai bon moment de lecture. »

Julie Coutu dans Julie à mi mots à propos de l'ouvrage Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière)

 

« Voilà un roman intéressant, qui brosse le portrait réussi d'une femme qui découvre sa liberté d'action et de penser, d'un homme qui voit ses certitudes s'ébranler, et d'une époque en mouvement. On pourrait également évoquer la pléiade de personnages secondaires, tous intéressants : le docteur Garrett, qui se meurt d'amour pour Cora, et se jette à corps perdu dans son ambition professionnelle, Martha, à la conscience sociale aiguë, absolument fascinée par Cora, ou encore Francis, le fils si déroutant de Cora... [...] Nous terminerons simplement en vous conseillant bien vivement la lecture ! »

Emily Costecalde dans Café Powell, à propos de l'ouvrage Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière).

 

 

« Un petit éléphant rose fluorescent

Qu'un ivrogne, dans la grotte où il dort la nuit, voie un éléphant rose, pas de quoi s'étonner vraiment. Schoch, après tout, a depuis longtemps quitté le monde normal où il vivait avant que sa femme le quitte.
Mais cet éléphant-là ne se contente pas d'être rose, nain et fluorescent : il est bien vivant. Résultat de recherches menées par le généticien Roux, il a été porté par une éléphante de cirque dont s'occupe un Birman, spécialiste de ces animaux dont il est plus proche que des hommes.
Kaung, respectueux des mystères de la vie, quand bien même ils auraient été provoqués par la science plutôt que par la nature, voit, dans le caractère singulier du petit à naître, une manifestation quasi divine. Et décide, avec la complicité du vétérinaire du cirque, de cacher la naissance à Roux, d'enlever l'éléphanteau et de lui donner une vie très éloignée de celle que ses concepteurs avaient prévue.
L'écrivain suisse Martin Suter, qu'on connaît pour son personnage récurrent Allmen, utilise les connaissances les plus pointues des manipulations génétiques pour donner de solides bases à son roman, Éléphant. Les remerciements, en fin de volume, disent sa dette à quelques chercheurs. Il ne s'en contente pas. Et, à la manière d'un alchimiste du vivant, il fait se croiser deux mondes qui n'auraient pas dû se rencontrer.


Schoch n'est pas le seul clochard de Zurich à trouver sa place dans le livre. D'autres sont, comme lui, tout à fait capables de voir, ou d'imaginer, des éléphants roses. Mais Schoch sera le seul à être porté, par la magie d'une sorte de foi, vers la rédemption. Grâce aussi à Valérie, une vétérinaire qui donne des consultations gratuites dont bénéficient surtout les chiens des sans-abri. Elle n'a jamais cherché la fortune. D'ailleurs, elle est déjà propriétaire d'une maison familiale prochainement vendue, de quoi lui assurer une belle rentrée d'argent dont elle voudrait faire le meilleur usage - pas pour elle-même, pour les autres, et peut-être même pour les éléphants.
De 2013 à 2018, car les épisodes de gestation chez les éléphants sont longs, le récit évolue sur plusieurs plans parallèles. Comme on le sait, les parallèles qui ne se rejoignent jamais n'existent que dans la théorie. La pratique, ici, est souvent aux aléas multiples de recherches peu soucieuses d'éthique et de vies en marge de la société - mais avec un sens moral plus développé que chez les savants fous.
Valérie, Schoch et Kaung sont les héros regroupés autour d'une cause qui semble perdue d'avance, tant les pièges sont nombreux sur leur route. On assistera donc à leur victoire avec autant d'enthousiasme que si on avait suivi un match entre les gentils et les méchants. Sans que pourtant le roman souffre de manichéisme.
Les péripéties par lesquelles il passe sont à la hauteur d'un thriller de la meilleure facture. Il s'y ajoute, pour notre plus grand bonheur, quelques interrogations fondamentales sur notre monde et ce que nous voudrions en faire. »

Pierre Maury dans Le Soir, à propos d'Éléphant de Martin Suter (trad. Olivier Mannoni).

 

« Drôle, brillant, inquiétant, [...] l'un des événements de la rentrée sera le génial Serpent de l'Essex de Sarah Perry. »

Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière) fait partie des coups de cœur de la librairie Mollat.

 

« Son roman est charmant, intelligent et comme je l'ai lu « irrésistible » [...] On s'y amuse beaucoup mais on réfléchit également à sa condition et aux avancées scientifiques. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. »

Tombée du ciel (blog) à propos de l'ouvrage Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry (trad. Christine Laferrière)

 

4 auteurs des éditions Christian Bourgois sont dans la liste des meilleurs auteurs du NewYorkTimes 2017 :

• Tessa Hadley
• Sarah Perry
• Margaret Drabble
• Amy Goldstein

Retrouvez Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry dès janvier 2018 et Janesville d'Amy Goldstein en octobre 2018.

 

Les éditions Bourgois soutiennent l'orchestre de Paris à la Philharmonie (orchestredeparis.com).

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